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Le Conseil Départemental de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes de la Gironde vous accueille

Rapport de la Cour des Comptes

La médiatisation de notre Ordre est au plus haut depuis quelques jours.

Les gros titres de la presse et des médias audio-visuels, une saynète indigne d'un vrai travail journalistique au beau milieu du JT de 20 heures sur France2, le tout complaisamment relayé sur des forums et réseaux sociaux, font état d’incompétence, de dérives financières, d’indemnités mirobolantes, d’achats de bijoux, vêtements et vins, de thalasso,…


Pour ce qui concerne le Conseil Départemental de la Gironde, deux conseillers de la Cour des Comptes (la Conseillère-Maître rapporteure et un adjoint) ont passé en mai 2016 deux jours d’audit au siège du Conseil Départemental.

Je suis fier de pouvoir les citer, page 135 du rapport: 

"Au niveau local, les pratiques indemnitaires sont très disparates, chaque conseil décidant lui-même du montant des indemnités. Certains restent attachés à l’esprit du bénévolat, et se montrent soucieux d’une utilisation raisonnable des cotisations de leurs confrères. C’est le cas, par exemple, de la Gironde, qui se démarque, parmi les conseils comptant plus de 900 praticiens, par la modicité des indemnités annuelles versées à ses conseillers ordinaux (6 360 €, soit 3 % des cotisations)."

Je peux vous assurer qu’il en est de même en ce qui concerne les frais et dépenses du Conseil.
 
Dans ce rapport, tout aussi préoccupant mais dont je pense au contraire que l’Ordre n’a pas à en rougir, on trouve également des accusations concernant les actions de l’Ordre en faveur de la lutte contre certains centres de soins (que la Cour des Comptes semble ou fait semblant de confondre dans leur fonctionnement avec les cabinets mutualistes), en faveur de la lutte contre une « université » illégale, et pointe du doigt les campagnes d’image de notre profession. Tous les Ordres professionnels organisent des campagnes pour une juste information du grand public sur la réalité du métier et les services que ce public peut en attendre, luttent contre les dérives d’organismes ou de structures s’éloignant des pratiques déontologiques et alertent les autorités lorsque les principes qui régissent leur profession sont mis à mal ou risquent de l’être.
En ce sens notre Ordre agit le plus souvent avec une extrême prudence, beaucoup trop pour un grand nombre de nos confrères.

On est sans nul doute là en grande partie au cœur du rapport. Le calendrier des négociations conventionnelles était connu bien assez à l’avance pour qu’un tel rapport tombe à point nommé. Les investigations de la Cour des Comptes ont débuté à un moment où l’Ordre commençait à contrarier les dérives des centres « associatifs », des plateformes de « conseil en soins aux assurés » et des tenants de soins « low-cost » pour résoudre les problèmes de financement des soins.

Certains aspects du rapport nécessitent des explications du CNO, c’est indéniable. Mais beaucoup de reproches sont infondés. Par exemple, pour en avoir discuté avec les conseillers-maîtres venus deux jours à Bordeaux en audit, la comptabilité qui a été uniformisée à la demande du CNO (et qui a fourni à chaque département le même logiciel de comptabilité) ne convenait pas car elle est de type recettes-dépenses et non d’engagement. Mais aucune règle n’a jamais été fixée à l’Ordre en ce sens. D’où des reproches d’opacité de la part de la Cour. Mais comment comprendre que le rapport pointe tout à la fois des réserves financières excessives (repris dans les gros titres des médias) et l’absence de provisions pour risques ?
 
Téléchargez le rapport sur le site internet de la Cour des Comptes. Lisez-le dans sa totalité, annexes comprises. Vous aurez une idée plus juste d’un audit de 18 mois des Conseils (National, Régionaux et Départementaux) résumé en un rapport de 27 pages augmentées de 20 pages de réponses dont aucun média n’a fait état.

Soyez assuré qu’en Gironde vos Conseillers ordinaux restent dans le cadre des missions que nous a confiées le législateur avec un sens aigu du bénévolat et du service.

Dr. Alain Manseau
Chirurgien-Dentiste
Président du Conseil Départemental de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes de la Gironde